L’Africa dice no agli EPA’s.
Si è svolto il giorno 11 gennaio a bruxelles una marcia per protestare contro gli epa’s CHE DOVEVANO ENTRARE IN VIGORE DAL 31 DICEMBRE 2007. Attualmente l’UE ha deciso di rinviare l’entrata in vigore di tali accordi, in seguito alla richiesta dell’Organizzazione Mondiale del Commercio (OMC) che chiede un adeguamento conforme alle norme del commercio internazionale.
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Belgique : La Diaspora Africaine dit « non aux ape »
(Camer.be 11/01/2008)
« La solidarité entre l'Afrique et l'Europe ne peut pas être celle du cheval et du chevalier » (Joseph Ki Zerbo)
Depuis 2002, l'Union Européenne poursuit des négociations avec les pays l'ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) pour changer le Système de Préférence Commerciales qui garantissait le libre accès sur le marché européen d'une majorité de produits ACP (Accords de Lomé, puis de Cotonou). Sous la pression de l'Organisation mondiale du Commerce, qui la presse de se mettre en conformité avec les règles du commerce international, l'Union Européenne a décidé de revoir ses relations commerciales avec les pays ACP.
Les nouveaux accords dénommes Accords de partenariat Economique (APE, proposé par l'Union Européenne et qui devaient être signés impérativement à la date butoir du 31 Décembre 2007, prévoient le libre-échange entre l'Union Européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ils se traduiraient par l'entrée massive et libre des produits européens hautement subventionné et compétitifs sur les marchés des ACP.
L'Europe joue avec le feu
Les conséquences de cet accord de libre-échange seront dramatiques pour l'Afrique. Cela se traduit par la ruine de l'agriculture, le démantèlement du tissu industriel et la perte des recettes douanières qui constituent l'essentiel des rentrées financières de certains états, considérés comme les plus pauvre de la planète. Ces difficultés économiques des pays africains seront génératrices de chômage généralisé, d'explosions sociales, de trouble politique, de déplacements des populations, d'une émigration de masse vers les pays « riches », et à terme la déstabilisation du continent africain, donc de l'Europe forcement.
Au dernier sommet entre l'Union Africain et l'Union Européenne, les dirigeants africains ont été soumis à une forte pression de la Commission européenne qui devait leur faire signer coûte que coûte ces accords au lus tard le 31 Décembre 2007. L'Afrique dans le cadre d'une économie mondiale fondée sur le libre-échange ne peut soutenir la concurrence avec des pays fortement industrialisés. Cela signifierait comme disait l'autre le renard libre dans le poulailler libre.
L'exploitation des ressources économiques de l'Afrique longtemps soumise au pacte colonial, puis à l'aide et au crédit, les plans d'ajustement structurels initiés par le FMI, ont abouti à ce cul-de-sac historique que sont l'endettement, la paupérisation et la marginalisation organisée de l'Afrique dans le commerce mondial, de façon à la rendre insignifiante sur la scène internationale.
Un commerce équitable et un partenariat basé sur le respect sont le moteur qui peut permettre de garantir des progrès économiques à l'Afrique, pour la paix et la stabilité dans un monde meilleur.
Le respect mutuel et le développement sont un projet de civilisation.
Nous appelons toutes les organisations démocratiques et politiques, nationales et internationales à se mobiliser à nos côtés contre ces accords annonciateurs d'un programme avancé de la recolonisation du continent africain.
Source : Europe Horizon
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