La conferenza di Pace a Goma vede per la prima volta impegnato in un processo di dialogo alla ricerca della pace la regione del Nord e quella del Sud.
Manifestazioni di sostegno si sono svolte negli ultimi giorni, in tutti i capo luoghi del Paese dal Nord al Sud.
La comunità ecclesiastica ha individuato cinque punti da portare all’ODG nella speranza che si possa trovare una soluzione :
la non intégration des populations, les problèmes fonciers, la conquête du pouvoir, la gestion et l'accès aux ressources naturelles, et enfin, la conduite de certains fils du Kivu caractérisée par la corruption.
Congo-Kinshasa: La Conférence de Goma fait du surplace - les Evêques épinglent 5 causes de blocage !
La Prospérité (Kinshasa)
9 Janvier 2008
Publié sur le web le 8 Janvier 2008
Kinshasa
La réalité du terrain contredit l'optimisme béat affiché dernièrement par Vital Kamerhe et Malumalu Muholongu. Les Conférenciers de Goma sont bloqués. La plénière d'hier mardi 8 janvier n'a pas eu lieu. Au 3ème jour, les questions protocolaires et de procédure étaient loin d'être résolues. Aux dernières nouvelles, les organisateurs ont reporté cette plénière pour ce mercredi 9 janvier. Pour les Evêques, les 5 causes internes du conflit sont : la non intégration des populations, les problèmes fonciers, la conquête du pouvoir, la gestion et l'accès aux ressources naturelles, et enfin, la conduite de certains fils du Kivu caractérisée par la corruption.
Une marche hostile à la Conférence sur la paix, la stabilité et le développement de Goma a été interdite par les autorités à Butembo dans le Grand Nord. Plusieurs sources rapportent que la plupart des Communautés ne soutiennent pas cette Conférence.
Les Nande, majoritaires au Nord Kivu, boycottent la messe. Les Bembe du Sud Kivu leur ont emboîté le pas. Apparemment, les efforts déployés par Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale, toute la journée de lundi à l'hôtel Bungwe Guest House, pour ramener les chefs coutumiers à la table de discutions n'ont pas été couronnés de succès. Du moins jusque dans la soirée de mardi.
On a appris que le nombre de participants enregistrés est passé de 600 à 800. 200 personnes sont encore en attente d'accréditation. Vital Kamerhe, qui a réuni quelques journalistes à Goma, a annoncé pour aujourd'hui mercredi 9 janvier la tenue de la plénière très attendue. Une chose est certaine : le délai de 10 jours imparti s'avère amplement insuffisant pour que les Conférenciers vident de leurs coeurs toute la haine qu'ils ont les uns pour les autres. Si l'ordonnance du Chef de l'Etat instituant la Conférence de Goma est respectée, les travaux doivent s'arrêter au soir du 14 janvier prochain.
Mais rien n'est impossible à Muholongu, président du Bureau de la Conférence, de solliciter et obtenir une prorogation de la durée de ses assises. On lui reconnaît sa sagacité légendaire lorsqu'il réussit à modifier le calendrier électoral, il y a deux ans, prolongeant ainsi la durée de la transition d'une année, avec des cadavres de l'UDPS sur les carreaux. Muholongu ne devait donc pas rencontrer de difficultés pour renouveler un tel exploit.
L'argument est massue. Il s'agit d'une « Conférence sur la paix, la stabilité et le développement au Sud et Nord Kivu ». Les humanitaires affirment que plus ou moins 800.000 déplacés de guerre ont hâte de quitter la brousse. Proroger la durée des assises signifie une rallonge budgétaire. Les 2 millions Usd initiaux pourraient être doublés. D'ailleurs, ce n'est pas l'argent qui manque. Antoine Gizenga Funji a donné la moitié de ses émoluments pour venir en aide aux Kivutiens. Il a immédiatement été imité par ses ministres et vice-ministres. Les membres d'autres institutions vont suivre. Jouant sur la fibre patriotique, la population congolaise, bien que laminée par la misère, ne manquera pas de mettre la main dans la poche. Pour quel résultat ? La question mérite d'être posée. Quand tout analyste sérieux réalise que la Conférence de Goma n'a aucune souveraineté ? Les résolutions qui en découleront n'ont aucun caractère contraignant.
Quand la Conférence de Goma est bipolarisée par l'AMP et le CNDP de Nkunda ? Surtout lorsque le champ de discutions est fortement circonscrit ne laissant aux insurgés que deux possibilités : le brassage ou la démobilisation ?